La Tunisie compte accueillir huit millions de touristes en 2018. C’est en tout cas ce qu’a affirmé mercredi, Nabil Baziouch, le chef de cabinet du ministre du Tourisme, sur une radio tunisienne.

La plupart des grands tour-opérateurs européens ont commencé à revenir

Selon lui, « ce chiffre n’est pas difficile à atteindre si on note le retour des agences de voyages et tour-opérateurs étrangers sur le marché tunisienne ». Ces objectifs sont confirmés par la ministre du Tourisme, Salma Loumi. “Nous prévoyons d‘accueillir 8 millions de touristes cette année avec des taux de réservation importants de la part des clients européens et d‘autres nouveaux clients” a-t-elle dit. Avant le printemps arabe en 2011, la destination accueillait plus de 7 millions de touristes étrangers par an. Après avoir déserté la destination après l‘attentat du musée du Bardo à Tunis en mars 2015 qui fait 21 morts, et l‘attaque d‘une plage de Sousse en juin 2015 qui a coûté la vie à 39 touristes dont 30 Britanniques, la plupart des grands tour-opérateurs européens ont commencé à revenir.

Rappelons qu’avant les attentats, le nombre de touristes en Tunisie était en 2014 de 7,1 millions pour dégringoler ensuite en 2015 à 5,3 millions. Puis, en 2017, la reprise s’est amorcée puisque 6,73 millions de touristes sont venus en Tunisie.

A noter encore que le nombre de touristes européens est en hausse de 19,5% en 2017. Parmi ces visiteurs, 45,5% sont français et 40,8% sont allemands, précise la même source. C’est l’île de Djerba qui est à nouveau la destination.

SOURCE : http://www.quotidiendutourisme.com/destination/la-tunisie-vise-8-millions-de-touristes-en-2018/162810

L’ANALSYSE : 

La Tunisie vise 8 millions de touristes en 2018 : 

  L’année dernière, on a observé une croissance de la fréquentation touristique en Tunisie 7 Millions de touriste, un accroissement de 23% par rapport à 2016, et notamment du tourisme européen, grâce aux marchés français, allemand et belge. La France est de nouveau le premier alimentateur de touristes européens, et le troisième au niveau mondial, derrière l’Algérie et la Libye. Cette reprise est grâce à l’amélioration du climat sécuritaire renforcée par la dévaluation du dinar qui affecte positivement la compétitivité de la destination.

Plusieurs opérateurs internationaux ont annoncé leur retour et leur volonté de renforcer leurs activités dans le pays, ce qui constitue un signal positif pour la saison 2018.

Le gouvernement tunisien doit donc approfondir sa politique de restructuration, afin de procéder à une montée en gamme et retrouver une recette en devise similaire à celle d’avant la crise.